13.7.08

Sdingue, y a encore des gens qui lisent mon blog !

C'est étonnant. Je suis étonnée.
Myrtille81 a fait un commentaire sur mon blog le 08 juillet. De cette année. Parfaitement. Y a donc au moins encore une personne qui passe par là de temps en temps.
Mes statistiques confirment même que je suis visitée encore une dizaine de fois par jour, et à la suite de mots clés plus douteux les uns que les autres, qui me laissent perplexe sur l'image que je renvoie sur le net ( par ordre d'apparition : rhassoul pour cheveux, cuisses irritées, bicarbonate de soude et grosses cuisses à caresser....).
Du coup, je me sens obligée de vous donner de mes nouvelles, et vous éclairer sur les raisons de mon silence.

Ma maison à vendre est vendue, depuis un mois. Et moi je suis de retour chez papa et maman depuis février, pour cause de divorce.
Ce premier semestre a été plus que mouvementé, et le manque de recul qui permet d'écrire totalement absent. Ajoutez à ça le fait que je n'avais nulle envie de livrer ici des sentiments ou des évènements qui concernaient aussi le Loulou du blog, qui aurait pu en être affecté.
Aujourd'hui, je peux dire que je suis passée par des événements libérateurs mais pénibles, et une palette de sentiments aussi contrastés que le soulagement, le doute, la peur du vide, le manque, l'ennui, la colère, la liberté de mouvement retrouvée, la liberté tout court, l'indépendance financière perdue, et surement d'autres encore... Pas facile, facile, mais malgré tout, la certitude d'avoir fait les choix nécessaires à une certaine survie.

Alors, non, myrtille, je ne poursuis pas mon chemin aussi tranquillement que je le voudrais, la sérénité que j'avais acquise après ma thérapie a été un peu mise à mal dans le tourbillon, mais je suis plutôt contente de moi. J'ai fait face à la situation sans angoisse excessive, je n'ai perdu que deux kilos en 6 mois, mais c'est déja miraculeux de ne pas avoir grossi.
Dès que possible, un post sur la façon dont je me suis comportée avec la nourriture ces derniers mois. En attendant, salutations à ceux qui viennent prendre des nouvelles, quelle constance !

28.12.07

A vendre


Pffffiou... Retour impromptu sur ce blog abandonné, odeur de naphtaline et de poussière...
Je ne crois pas que je vais prendre le temps d'enlever les housses sur les meubles, ni déranger les araignées dans leur toile, pour la bonne raison que je démenage bientôt.
Les perturbations se tassent, les causes sont toujours là mais des pistes se dessinent et des choses se mettent en place. Au premier rang desquelles la mise en vente de notre maison. Besoin de changement impérieux, j'ai mué, je change d'habitat puisque je ne peux changer de peau.

Aucun regret dans cette décision, malgré les années d'attente avant de pouvoir l'acheter, les heures passées dans les travaux à la personnaliser. Je réalise que je suis bien moins attachée au matériel, au patrimoine, qu'auparavant. Quand la maison n'est plus un nid, elle n'est qu'un tas de pierres sans intérêt.
Plus confiante en moi, en la vie, j'ai moins besoin de ces repères et de cette assurance. En commençant à trier, je me rends compte que j'ai finalement peu de choses auxquelles je tiens réellement, je me passerai sans vrai problème de tout ce qu'il y a dans la maison, rien n'est irremplaçable, à l'exception de mon calavera et de mon mixer à potions magiques.

Ce n'est manifestement pas le cas de tout le monde. Parmi les gens qui visitent la maison, on voit parfaitement les degrés d'attachement aux souvenirs. Les plus agés cherchent une maison qui puisse contenir parfaitement leurs (gros) meubles, poupées de collection et photos de famille, sans jamais envisager qu'il est plus simple de changer de buffet.
Les plus jeunes projettent tout de suite les aménagements qu'ils pourraient faire, ils sont moins chargés et moins effrayés par les changements. Moi qui commençait à me désencombrer, je compte bien poursuivre la démarche et voyager léger pour la suite.

30.10.07

A nos chers disparus




Trouvé chez Mirza qui l'a trouvé chez quelqu'un qui la trouvé chez quelqu'un. Ce chat là agit en tout point comme ma chatte Beamish, portée disparue depuis le 18/03.

En ces temps de Toussaint, d'Halloween, de Dia de los muertos, un hommage posthume à cette pov bête s'impose.

(Notez aussi la performance du doubleur qui reproduit fidèlement le mmmmmhrou du chat qui a un truc à réclamer)

27.10.07

On reprend depuis le début.

Mode perturbation toujours sur on.
Je continue à maitriser les compulsions, même si je suis passée tout près du crash cet aprem.
En revanche, je ne tiens plus du tout compte de mes sensations de faim et de satiété.
Durant le mois de septembre, j'ai encore perdu 2 kg de plus, ce qui mène le bilan à -13kg. Mais c'était fastoche, entre trop de taf et trop de préoccupations, j'avais perdu le sommeil, et donc l'appétit.

Je n'ai plus perdu depuis début octobre. Je sais bien que les pertes de poids ne sont pas linéaires, mais je suis obligée de constater que je me mets à table de manière automatique parce que c'est l'heure, que je finis mes assiettes de la même manière, sans plus jamais savoir si j'ai faim ou pas.

Plan d'attaque mis en oeuvre depuis ce matin : on ne mange plus la moindre miette sans avoir interrogé toutes les sensations qui revèlent la faim. On n'avale plus la moindre bouchée supplémentaire sans être sure de n'être pas déja rassasiée.
Si besoin, dès lundi, on reprend son petit cahier pour noter tout ce qui a été mangé.
On se reprend, non mais !

14.10.07

En vrac


Ami lecteur, sous la pression de ton représentant syndical Ada, je consens à t'offrir un post.
Ne te réjouis pas trop vite, si je n'écris pas en ce moment, c'est que je n'ai rien à dire.
Ou plutôt, que je préfère ne rien dire. Mais sache que ma vie est en pleine zone de turbulences et que je garde ma ceinture bien attachée. Les dites turbulences ne concernant pas seulement ma petite personne, j'ai décidé en conférence de rédaction avec moi-même que ma ligne éditoriale serait celle du silence.
De toutes façons, ce qui importe ici, c'est la façon dont je les vis plutôt que les turbulences elles-même.


Et bien, je suis contente de t'apprendre, ami lecteur, que je ne m'en sors pas si mal. Le démon du frigo que je croyais terrassé n'est qu'endormi. Tel une hydre, ses têtes repoussent mais je les tranche patiemment, une à une. Le Dr G me disait d'ailleurs que l'important n'était pas de ne plus avoir de crise, mais de savoir que je pouvais les vaincre quand elles se présentaient. Ca c'est fait.
Je suis désormais dans la pulsion, plus dans la compulsion.
Je me découvre complexe, et non plus complexée (copyright Odile).
La vie est belle, finalement.

22.9.07

Gommage Expresso.


Je vois que le post précédent sur mon humiliation capillaire vous a largement inspiré.
Je suis certaine que ce que je m'apprête à vous révéler en matière de cosméto maison simplissime va vous boulverser : j'ai expérimenté le meilleur gommage corporel de la terre. Si, si. Le plus simple, le plus efficace et le moins cher.

And the oscar goooooeeeeeeeeeees to : the marc de café ! Oui, vous avez bien lu : le marc de café qui reste au fond du filtre. Au lieu de jetter ledit résidu, vous le récupérez, l'additionnez de 2 cc de miel, et hop, vous emportez le tout sous la douche. Là, sur peau humide, vous vous frottez avec la chose. Vous en collez partout, mais c'est pas grave : ça gomme, ça dégomme la peau de poulet comme jamais, et ça adoucit grâce au miel.

Dernier conseil, et pas le moindre : n'oubliez pas de rincer SOIGNEUSEMENT. J'insiste. Vraiment. Un oubli de marc de café dans le nombril ou dans les fesses peut faire désordre dans l'intimité.

Edit : ouais, je sais j'ai changé le titre et la photo. Mais Georges est définitivement plus sexy que Grand-mère.


9.9.07

Fashion victim


J'ai expérimenté très recemment le concept de fashion victim. Je l'ai même vécu dans la moindre de mes fibres capillaires.

Il y a deux semaines, je suis allée voir mon coiffeur Tony pour qu'il rafraichisse un brin mon carré. Et bien, point de Tony dans le salon. D'ailleurs, le salon était devenu orange et acier, et au milieu, il y avait un Andy, qui m'a expliqué que Tony avait fermé depuis 6 mois. C'est dire si je venais le voir souvent.
Puisque j'étais là, j'ai laissé Andy s'occuper de moi. J'ai hésité un peu quand j'ai vu son pantalon au genoux et son caleçon (qu'il m'a d'ailleurs promené sous le nez pendant toute la coupe) sous les bras, son tee-shirt de manga. Ca sentait très fort la branchouillerie provinciale. Mais j'étais dans un bon jour, j'ai décidé de faire fi de mes préjugés.

Laissez moi vous dire que ce genre de préjugés, ça s'appelle de l'instinct, et que j'ai eu tort de ne pas l'écouter. A la place d'un carré plongeant, j'ai eu droit à LA coupe à la mode, un espèce de neo-punk manga, bref, la coupe des danseuses de tecktonik.
J'ai cru pendant deux jours que je m'y habituerai, mais non. J'ai passé la semaine à essayer de camoufler en queue de vache les misérables mèches qui m'entouraient la tête.
Je suis allée me réfugier chez un coiffeur ringardissime, un qui sait faire un carré carré, pas effiloché. Je m'en suis tirée avec une coupe hyper classique, trop courte, mais présentable.

Et une humiliation n'arrivant jamais seule, j'ai rencontré ma soeur le lendemain. Elle m'a regardé fixement, puis elle a affirmé : "rhoooo, faut toujours que tu exagères. Tu as dit à maman que le coiffeur t'avait massacré. C'est pas génial génial, mais c'est pas une catastrophe."


8.9.07

Ah oui au fait...

J'ai oublié de vous tenir au courant de ma courbe de poids depuis mon passage en classe 2.
Et bien, grâce à la visite de ma copine Ada en avril, j'ai repris deux kilos, que j'ai passé le mois de mai à reperdre.
Ma diet m'ayant prévenu que je ne maigrirai pas en été, je me suis dépéché de perdre 1 kilo le 20 juin, veille de l'été, donc.

Effectivement, mon poids a oscillé tout l'été entre + et - 500g selon la densité du barbecue, la quantité de bière, et les phases de la lune.
Hier, j'ai décidé que l'été était fini. Je suis remontée sur la balance pour constater que j'avais un kilo de moins au compteur.
Bilan : - 11. Il ne me reste plus qu'à retrouver mon rythme de perte d'1,5 kg mensuel.


Ah, puis faut que j'vous dise, cet été, j'ai aussi perdu des complexes et des a priori.
Loulou y est pour beaucoup, certes. Mais c'est un peu grâce à Christine. Enfin, plutôt grâce à Ann. La lire aussi sûre d'elle et aussi décomplexée sexuellement, malgré son poids, pendant que moi je m'emmelais les pinceaux, a suscité mon admiration (et pas seulement (qu'on me donne le smiley "jeune fille rougissante")).
Ce qui a certainement contribué à me permettre de m'alléger de ce côté là.

30.8.07

Maudite galette

Une malédiction sévit dans ma cuisine.
Chaque fois que je fais une galette de légumes/céréales, ça se termine en escagassée au fond de la poêle. J'ai tout essayé : faire cuire à couvert, mettre plus d'huile, cuire à feu doux, cuire à feu fort, faire des galettes plus petites... Rien à faire : je n'arrive jamais à les retourner sans les casser, et je me retrouve toujours avec un tas d'ingrédients non identifiables, mi-crus mi-cramés.

Je refuse de baisser les bras, parce que même pas présentables, ces petites galettes sont délicieuses, à la fois croustillantes autour et moelleuses dedans. Et super pratiques pour sublimer (lire "finir") les restes.

Voila la recette de base que j'utilise, après avoir croiser les informations de divers sites de cuisine bio-végé et tenter plusieurs versions.

Pour 8 petites galettes (2 ou 4 personnes):
- 100g de riz ( quinoa, semoule,…ou flocons de céréales à faire tremper dans du lait 15 mn)
- 100g de garniture au choix (oignon, ail, + légumes au choix, tofu, dés de jambon, dés de poulet, viande hachée…)
- 1 œuf
- Herbes et épices
- éventuellement fromage émietté(chèvre, feta, gruyère, parmesan)


Faire revenir l'oignon ou l'ail dans un peu d'huile, puis cuire les autres légumes coupés en très petits morceaux.
Dans un saladier, mélanger les céréales cuites aux légumes cuits et au reste des ingrédients, puis ajouter l'œuf battu. Rajouter une cuillère de farine pour lier si nécessaire.

Façonner 8 petites galettes, à faire dorer doucement sur chaque face dans une poêle bien huilée et chaude. Ne pas retourner la première face avant 5 mn. Surveiller la cuisson, à couvert pour des galettes moelleuses, à découvert pour des galettes croustillantes.

Je compte sur vous pour me dire où je me trompe, pour pouvoir enfin frimer moi aussi avec des galettes bien rondes, fermes et dorées à souhait, comme celles . Et conjurer enfin la malédiction de la galette.


23.8.07

Eco-carnet

J'ai appris tout récemment que la Poste commercialisait depuis le 15/01/2007 un éco-carnet de timbres. J'ai vérifié ce matin même : un carnet de timbres de 12 au lieu de 10, sur une surface quasiment identique, soit une diminution de 13 % du papier utilisé. Ce qui correspond à 12 tonnes de papier par an, soit 192 arbres préservés. Imprimé sur du papier issu de forêts gérées durablement, il contient une colle sans solvant.




Avec cette initiative, la Poste a voulu viser un produit de consommation courante, pour mettre en évidence l'intérêt de la diminution de l'impact environnemental des gestes de la vie quotidienne.

Magnifique. Je ne peux pas m'empêcher de songer qu'elle commercialise en même temps dans ses distributeurs automatiques des vignettes qui doivent faire la taille de 5 timbres, et qu'il y a surement mieux à faire dans d'autres domaines. Mais y a pas de petite écologie.

17.8.07

Maison et décoration

A la demande générale de ma copine Ada, et en exclusivité mondiale, les photos avant- pendant-après de la cuisine.

Avant :




L'éclairage est mauvais, mais il n'échappera pas à votre perspicacité que les plans de travail ne sont pas de la même couleur, qu'il n'y a pas de portes aux placards. Et que, vu le bordel qui traîne, on manque de rangements.


Pendant :

Paf ! Tout pété à la masse !


Après :



Et voila ! Les murs ont été carrelés (par moi), à la place d'un revêtement pvc agraffé, et crépis (par Loulou). Le plan de travail de l'évier ne passe plus devant le radiateur, qui va donc pouvoir nous offrir toute sa chaleur.

Un placard a été ajouté sous le comptoir qui donne sur le salon. On a de vraies portes, de vrais placards, et même un tourniquet à l'intérieur pour ne pas perdre de place dans l'angle. La cuisinière à gaz a été remplacée (à regrets) par un four électrique et une plaque de cuisson à gaz 5 feux.

Reste à changer le carrelage du sol, finir un tiroir sous le four, et poser les baguettes de finition. Tadaaaaaaaaaaam !

29.7.07

Vrac

- Je pars dans quelques heures m'ennuyer dans les Alpes chez Beau-Papa. Les restes de la fête d'hier soir ne sont pas rangés et les sacs ne sont pas prêts. Aussi, excusez le caractère décousu et incomplet des dernières nouvelles.

- Loulou et moi avons passé les deux dernières semaines à refaire notre cuisine du sol au plafond, et de A à Z. C'est bien simple, l'ancien proprio avait jeté plus que posé des plans de travail dépareillés sur des montants en ciporex. On les a joyeusement détruits à la masse, avant d'en remonter de corrects, droits et qui ne passent pas devant le radiateur. J'ai appris à carreller, à scie-sauter, mais je n'ai pas eu le droit d'utiliser la disqueuse. Photos avant-après à l'appui dès que j'aurai 5 mn.

- On a eu la mauvaise idée de faire rentrer le vieux lave-vaisselle en force dans son nouveau logement, il s'est vengé en nous lachant. Du coup, on en a un tout neuf qui consomme moins d'eau et d'énergie, et 600 € de moins pour partir au Canada. Me reste à faire le tour des solutions de lavage les plus écologiques.

- Je vends une superbe gazinière Sauter forme piano, rétro noire et cuivre, 5 feux, four géant, version précédente de celle là. Parfait état, 3 ans, 350 €. Dimensions, détails techniques, photo à mon retour s'il y a des amateurs. Si elle ne vous intéresse pas, vous pouvez quand même faire un don pour renflouer notre budget Canada.

- Le Troc de L'île est un voleur de la pire espèce. J'ai déposé notre ancien évier (oui, celui plein de calcaire, mais que j'avais décalcairisé avant), un meuble de rangement, un casier à bouteilles, et on m'a racheté le tout pour 10 €, soit 30% seulement du prix de vente. Certes, il s'agit d'objets de faible valeur, et je n'avais pas envie de passer du temps en petites annonces, même sur e-bay pour si peu. Mais tout de même, 70 % de commission c'est du vol caractérisé.
Sachez tout de même que pour les objets de plus grande valeur, que vous laissez en dépôt-vente chez eux, ils ne prennent "que" 38% de commission jusqu'à 500 €.


A bientôt, les gens !

13.7.07

Du flexitarisme et des végébergines farcies.

Dans la série "mofidions notre consommation pour l'adapter à nos besoins en étant conscient de l'impact écologique de nos gestes" , l'épisode du jour : Mel n'arrive pas à se passer de viande autant qu'elle le voudrait.

Je m'étais fixé un objectif de deux fois par semaines, pour toutes les raisons évoquées ici. J'ai diminué et varié les viandes, mais je reste bien au dessus. Je mange du tofu ou du seitan une fois par semaine, du poisson aussi (je n'en raffole pas, et de toutes façons les problèmes écologiques sont égaux sinon pire que pour la viande), des oeufs avec la même fréquence. Restent donc 4 jours avec viande au menu en moyenne, même si quelquefois j'ajoute une journée légumineuses.

Je n'arrive pas à passer en dessous de ce cap, il n'y a rien à faire. Ce printemps, pendant ma semaine de "cure détox", j'ai consommé uniquement des protéines végétales, et j'ai bien cru devenir folle : je rêvais de rôtis et je me pamais devant le jambon. Soit mon corps n'apprécie pas autant les protéines végétales, malgré l'association correcte avec les féculents (principe de complémentation protéique bien connu des végétariens), soit je fais un blocage. Je crois qu'il y a beaucoup de la dernière hypothèse. Je ne supporte plus les principes ni les interdictions alimentaires, même lorsque c'est moi qui en décide.

Donc, j'ai décidé que je n'irai pas au delà, en tout cas pour l'instant. Sur le plan santé, je n'ai aucun problème avec la viande. Je la digère parfaitement et j'ai une préférence pour les morceaux maigres au quotidien, même si je ne boude pas le canard et la côte de boeuf occasionnellement. Du point de vue écologique, je l'achète le plus souvent possible bio, donc limitant les dégâts. Maigre consolation, certes, mais je ferai mieux dans d'autres domaines. Et puis le Loulou de la maison défend toujours farouchement son bifteck et j'ai du mal à me battre alors que moi même je voue une adoration au barbecue.
Je serai flexitarienne, c'est super bobo comme idée.


L'avantage de cette expérience, c'est la découverte de nouveaux produits, comme le tofu et le seitan (j'ai du tempeh dans mon frigo que je n'ai pas encore gouté). Il faudrait vraiment que je fasse un effort sur les légumineuses, parce que c'est réellement très bon, très économique, et très écologique, mais tellement long à préparer !

Pour conclure ce billet dans la convivialité, je vous livre une recette d'aubergines farcies que je réalise habituellement avec de l'agneau haché, customisée façon végé :

Pour 2 personnes.
  • 2 aubergines
  • 1 bloc de seitan (moi j'adore le "grill" de Lima)
  • 1 oignon
  • 2 tomates
  • 2 gousses d'ail
  • coriandre ou persil
  • 1/2 cc de canelle
  • 1 cc bombée de cumin
  • 2 cs de pignons de pin
  • 2 cs de raisins secs
  • huile d'olive
Laver les aubergines, les couper en deux dans la longueur et les évider. Une fois vide, les allonger dans un plat, saler légèrement l'intérieur, mettre un filet d'huile d'oilve et commencer à faire cuire au four th 7.
Mixer grossièrement la chair, le seitan, l'oignon, les tomates et la coriandre. Rajouter les épices et les raisins, sel et poivre, et cuire à la poêle avec de l'huile d'olive. On peut aussi ne pas mixer et couper en dés. Mais cette méthode a l'avantage d'éviter les questions suspicieuses du Loulou (ou des invités) sur le seitan, et de cuire plus rapidement. Donc, avec moins d'huile et moins d'énergie (votre corps et la planète vous disent merci).
Une fois cuit, remplir les aubergines avec la farce, parsemer de pignons et enfourner pour encore 30 mn environ. C'est cuit lorsque les aubergines sont ratatinées.
Servir chaud ou froid, avec une salade verte.


Spéciale dédicace

38%

Mangez ! (de la poutine)


Bon, la poutine, vous n'êtes pas obligés, j'ai gouté, c'est très mauvais.
Ce titre pour vous dire que la RA et les théories du GROS s'exportent au Québec.
Une nutritionniste (qui ressemble à Jean-Claude Vandamme avec des cheveux), et une critique gastronomique (qui ressemble à l'héroïne de Sex and the City) ont publié un livre, Mangez !, qui promet aux personnes en surpoids de retrouver leur poids génétique en respectant leurs signaux de faim et de satiété.

Leur site contient un blog pour chacune d'elle, où elles développent tous les thèmes en liaison avec l'anti-régime, les sensations alimentaires, le plaisir gustatif, les normes, l'acceptation de soi. Sur ce dernier sujet, cet article me semble assez juste et assez proche de l'idée que j'ai qu'accepter son corps n'est pas se résigner à être moche.

Cet autre est trop prometteur à mon goût.


Paraît même que les américains ont droit aussi à leur méthode de réeducation alimentaire, sous le nom d'intuitive eating. La cause avance, les enfants, la cause avance.

5.7.07

Plaisir vs addiction

Quand je me suis décidée à sortir de mon addiction à la bouffe, j’ai lu et relu, entendu et réentendu qu’il fallait que je replace la nourriture à sa juste place : une fonction vitale, et non plus y avoir recours en guise de réconfort/plaisir/passe-temps/ armure/anti-stress/étouffe-émotions (rayez les mentions inutiles).
J’avoue que cette vision aseptisée de la nourriture m’a toujours génée, même si j’ai du y souscrire pour marquer une rupture avec mon addiction.

Avec le recul, je crois que je ne la partage définitivement pas.
Cet hiver, j’avais besoin de pauses thé plusieurs fois dans la journée. Je n’avais pas particulièrement faim, pourtant j’avais envie de grignoter un biscuit ou un carré de chocolat en même temps. Je me le suis refusé souvent, pour respecter la consigne « manger seulement en cas de faim ». Parfois, je me le suis accordé, et je n’ai pas pris de poids. Un seul biscuit ne triple pas les apports caloriques journaliers, et puis la régulation se fait sur les repas suivants.
Quand j’ai eu une journée difficile, j’ai envie d’une douche et d’un verre d’alcool pour me détendre. J’obtiens le même résultat en faisant un peu de yoga, mais sans l’effet réconfortant.

Il y a une dimension psychologique, émotionnelle évidente dans le fait de manger. Elles existent, mais je connais peu de personnes qui n’accordent aucune importance au contenu de leur assiette, qui ne mangent que pour vivre. La plupart des gens ont des préférences et des aversions alimentaires, aiment ou n’aiment pas un aliment.
Manger procure du plaisir, d’abord parce que cela permet de faire cesser une sensation de faim désagréable et de satisfaire des besoins nutritionnels spécifiques en fonction des aliments choisis. Et en fonction de sa madeleine personnelle, chacun associe un aliment à une situation agréable et réconfortante. Manger est une réponse naturelle au(x) stress(es). Pas à toutes les sources de stress, évidemment : certaines ont des réponses spécifiques immédiates et adaptées (la peur). Mais il y a des stresses diffus, comme la fatigue, qui n’ont pas de réponse spécifique immédiate (impossible de se coucher à 19h30, pas envie de dormir tant qu’on n’est pas détendu).

Le problème commence quand le réconfort n’est pas au rendez-vous. Quand le plaisir se transforme en addiction parce qu’on cherche dans la nourriture une solution immédiate à tous les problèmes. A défaut de le trouver au premier biscuit, on le cherche jusqu’au fond du paquet. Le stress est toujours là, et en bonus l’écoeurement et l’impression d’avoir agi de manière totalement stupide.
C’est de ce comportement dont je voulais me débarrasser. Mais je n’ai ni la capacité ni l’envie de me transformer en ascète et de me contenter de riz à l’eau. Tant que ça ne me fait pas de mal, j’aime autant que mes actes me procurent du plaisir. Je prends le carré de chocolat avec le café, je laisse la tablette engloutie par désoeuvrement.




Edit : en lien avec ce billet, un article de Zermati sur le trouble du réconfort, ou la version scientifique de ce que je raconte ici.

29.6.07

Crème fluide peau mixte.

Dans ma liste des trucs verts à améliorer, je m'étais promis de trouver une formule de crème de jour adaptée à l'été. Avec la chaleur, celle que j'avais mise au point est trop épaisse, elle me donne l'impression de ressortir par les pores à peine appliquée.

J'ai modifié les proportions huiles/eau et les ingrédients pour obtenir une crème bien hydratante, un peu moins nourrissante, qui pénètre immédiatemment et sans sensation de gras ( faire l'emulsion huile dans eau plutôt que eau dans huile).
Phase acqueuse :
- 28 ml de gel d'aloé vera (retenu pour son excellent effet hydratant, mais produit aux vertus multiples)
- 42 ml hydrolat d'hammamelis (astreingent, régularise les peaux mixtes, apaisant pour les peaux sensibles)
- 1/16 cc de borax (aide à l'emulsion)

Phase huileuse :
- 15 ml d'huile de jojoba (cire proche du sébum humain, convient à toutes les peaux, pénètre rapidement)
- 4 ml d'huile de figuier de barbarie (prévention des rides)
- 4 ml de beurre de karité (cicatrisant, anti-inflammatoire, assouplit la peau)
- 6 g de cire émulsifiante

Actifs et conservateurs :
- 4 gouttes d'huile essentielle de palmarosa (antibactérien et antifongique puissant, cicatrisant, préconisée pour l'acné, c'est elle qui marche le mieux pour soigner mes boutons, odeur très fleurie que j'apprécie moyennement)
- 4 gouttes d'huile essentielle d'encens (cicatrisante, préconisée comme anti-âge, odeur chaude et épicée, on lui attribue en plus des vertus anti-dépressive, ça ne gâche rien !)
- 2 gouttes d'huile de résine de benjoin (cicatrisante, adoucissante, tonifiant cutané, on l'utilise souvent comme fixateur de parfum. Moi j'adore son odeur indescriptible, chaude, boisée et légèrement vanillée en même temps. Se marie bien avec l'encens et couvre celle de palmarosa)
- 10 gouttes d'extrait de pépins de pamplemousse pour la conservation.


Chauffer la phase huileuse au bain-marie jusqu'à fusion complète (autour de 65°). Bien mélanger la phase acqueuse, la chauffer très légèrement au bain marie et introduire progressivement l'huile dans l'eau en fouettant, jusqu'à obtenir une emulsion bien stable.
Quand la température est passée sous les 40°, ajouter les huiles essentielles et conservateurs. Refouetter pour bien mélanger.
Ma crème étant très fluide, j'ai pu la conditionner dans deux flacons pompes de 50 ml, ce qui la protège bien de l'air et évite d'y tremper les doigts et donc d'y introduire des bactéries. Précaution utile avec la chaleur.
J'attends de tester mon acide stéarique pour voir si je peux obtenir une émulsion encore plus agréable au toucher, mais celle là est déja très bien.


Je ne me considère pas comme suffisamment sachante en aromathérapie pour faire de doctes mises en garde sur l'usage des huiles essentielles, mais tout de même : pensez à faire des tests d'allergie, attention aux brulures, vérifiez vos dosages, et interdiction pour les femmes enceintes et allaitantes !

28.6.07

Dieu existe.

Urgences et Desperate housewives nouvelles saisons sont à l'antenne cette semaine.


27.6.07

7 vérités inavouables

Mirza me passe le jeu des 7 vérités. Comme je suis bonne fille, je vous en livre dont vous pourrez vous gausser.

1/ Je suis née avec des cheveux blancs.
Une fine mèche au milieu de ma tignasse brune, à peu près au milieu du côté droit de mon crâne. Quand une âme perfide se risque à me faire remarquer « ho mais t’as un cheveu blanc, là » je réponds « oui mais je suis née avec », pour bien signifier à mon interlocuteur que je présente là une particularité génétique étonnante et non pas un signe de vieillesse. Même si on me désigne l’arrière de ma tête.


2/ J’ai eu des passions obsessionnelles pour des stars inavouables.
A 9 ans, je me suis prise de passion pour Sophie Marceau après avoir visionné 30 fois la Boum. Je pense être la seule personne au monde à avoir possédé son 33 tour, qui s’intitulait pémonitoirement Bérézina.
A 11 ans, ma passion s’est portée sur le boys band norvégien A-ha. Je fus même membre émérite de leur fan-club français. Jusqu’à ce que je me laisse emporter par la Bruelmania. J’ai reçu encore récemment chez mes parents une lettre de fan qui voulait acheter à prix d’or mes archives de la période 1989- 1991.
Juste après, je me suis mise à Bérurier Noir. Incompatible avec la fan-attitude. Qu’ils en soient remerciés.


3/ J’ai passé 3 ans avec des bouchons de Fischer sur mes Docs.
Par contre Bérurier
Noir était parfaitement compatible avec les accoutrements punk à chiens dont je ne me suis pas privée. J’avais donc bricolé des bouchons de Fischer pour fermer mes Doc à la place des lacets. J’ai failli rater tous mes embarquements d’avion de l‘époque, les vigiles refusant de croire que c’étaient mes chaussures qui faisaient sonner le portique.

4/ Je n’ai eu que deux partenaires sexuels.
Ca c’est carrément la honte à l’époque de Catherine M. Mais bon, asi va la vida. Pendant l’adolescence, il se trouve que les garçons couchent avec les filles pour pouvoir en informer leurs camarades, et que se taper une grosse n‘est pas de nature à vous propulser dans le top ten du lycée.
Les occasions m’ont donc manquées, jusqu’à ce que je rencontre mon Loulou, voila 12 ans.
J’ai bien pensé à acquérir un nouveau partenaire, mais celui ci étant en parfait état de marche, c’eut été céder au consumérisme.
Pis toutes façons j’ai des sex toys.

5/ J’ai une peau de poulet.
Mon corps a plus d’un défaut dans son sac. Outre la cellulite et les vergetures, je suis affublée d’une kératose pilaire. C’est pas contagieux, ça fait pas mal, mais c’est pas joli-joli. J’ai de minuscules boutons rouges sur le corps, ce qui fait que nue, je ressemble à un mignon poulet plumé (non, pas une dinde). J’envisage sérieusement l’épilation au laser, puisque ladite affection se développe là où pousse le moindre duvet.

6/ Je confonds toujours la droite et la gauche.
Doit y avoir un truc dans mon cerveau qui n’est pas connecté, parce que j’ai du mal en général avec tout ce qui concerne l’espace. Moman la psychologue pour enfant dit que j’ai un problème psycho-moteur. En clair, si je suis concentrée ou préoccupée, je perds mes repères. Si je conduis dans une ville inconnue, que je me concentre pour trouver mon chemin, et qu’on me demande d’aller à droite, je suis obligée de regarder mes mains discrètement pour prendre la bonne direction.


7 / Je ne connais pas 7 autres blogueurs à qui passer le questionnaire .
Je tiens ce blog depuis 2 ans, mais il est si confidentiel que je ne reçois de visites que depuis peu. Je ne me suis donc pas créer de réseau de centaines d’amis à travers le monde. Et certains de mes amis virtuels n’ont même pas de blog.
Mais je suis pleine de ressources, et j’arriverai quand même à faire passer le jeu. Voyez plutôt :
Je passe à :
- Odile .
- Ada, qui y a déjà répondu dans une autre vie si je me souviens bien. Elle n’hésitera pas à inventer si besoin.
- Lipidineuse.
- Christine. Avec ses personnalités multiples, elle vaut au moins 4 blogueurs à elle toute seule.
(Merci de la publicité que tu m'as fait chez toi, j'ai pété mes stats hier !)


23.6.07

Crumble de tomates

Le crumble, comme la tarte ou la quiche en hiver, a trois avantages majeurs.
- Il est pratique, puisqu'il permet de débarrasser le frigo des afflux de tous légumes du panier AMAP, mais aussi des restes en les déguisant.
- Il est variable à l'infini, s'adapte à chaque garniture en modifiant un chouia les herbes ou les épices.
- Il est simplissime à faire. Comme il est bien meilleur froid, il a la délicatesse de se préparer à l'avance, et de vous laisser boire des mojitos avec vos invités au lieu de vous affairer en cuisine.

Sur la même base, on peut donc faire une infinie variété de crumbles salés, qui se décident en fonction des fonds de frigo. Je vous donne la recette du plus simple, avec peu d'ingrédients : tomates, oignons.


Pour 4 personnes en plat principal, 6 en entrée :

1 kg de tomates
2 gros oignons
2 cs sucre roux
2 cs huile d'olive
Origan (ou thym, romarin,...)

Détailler les oignons en fines lamelles, et les faire caraméliser à la poêle avec l'huile d'olive et le sucre environ 10 mn. Pendant ce temps, enlever la peau des tomates, épépinez-les et couper les en rondelles fines. Si vous utilisez des variétés comme les coeurs de boeufs, les russes ou les roses, à chair très ferme, la peau s'enlève seule. Sinon, on ébouillante une minute avant d'éplucher.
Si vos tomates ont beaucoup d'eau, les passer un peu à la poêle.
Sinon, étaler les oignons caramélisés au fond d'un plat à gratin, déposer les rondelles de tomates, salez, poivrez, puis parsemez d'origan séché.

Pour le "sable" :
120g de farine (bise de préférence)
80g de parmesan
60 g de pignons de pin
100g de beurre (on peut aussi utiliser de l'huile d'olive, mais ça croustille moins)
Sel, poivre

Mélanger tous les ingrédients à la main en formant une pâte très granuleuse.
Verser sur les tomates, et enfournez 30 mn th 6.
Une fois cuit et refroidi, laissez au frigo quelques heures.
Tite salade verte avec du vinaigre balsamique et miaaaaaaaaaaaam.




Photo by she cat.