10.12.05

Femme au bord de la crise de nerfs

Mon éternel numéro d'équilibriste me pèse en ce moment.
Je ne sais pas si on peut aller longtemps contre ses penchants naturels, mais j'aimerai parfois en avoir la force. Toujours aller vers la solution la plus juste, la plus appropriée, c'est épuisant. Ce serait tellement plus simple de ne penser qu'à moi et de piétiner le reste.

Ménager ma liberté de choix et de mouvement et la susceptibilité de mon homme, c'est un combat sans fin, et sans vainqueur, surtout. L'équilibre est fragile et mouvant.
D'habitude, je garde le cap, quitte à serrer les dents. Je ne cède pas sur mes principes, la guerre des tranchées peut durer.

Mais là, j'étais fatiguée, physiquement, nerveusement. Je n'ai pas eu le courage d'assumer engueulade, bouderie et grands mots plus d'une soirée et d'une journée. J'ai cédé.

Je lui en veux de ne pas comprendre que ce qui ne se fait pas avec lui ne se fait pas systématiquement contre lui. De toujours remettre les mêmes thèmes sur le tapis.
Je m'en veux d'avoir cédé cette fois.
Je m'en veux d'avoir étouffer ma rage à grands coups de fourchette. Encore une fois.

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